Ne gardons pas rancune contre la bonne fée
Ne gardons pas rancune contre la bosse occipitale
N’en gardons aucune et laissons faire les décimales
Evitons l’amertume et évitons l’autodafé
Entendons notre monde au mode dévissé
Déstructurons les nœuds les spirales et les mots
Entrons dans l’ère primale réduisons à zéro
Mais évitons l’animal évitons l’autodafé
Gardons nos nerfs du fait que le monde est une suite chiffrée
La nature et le temps complices corroborent
La parole est d’argent le nombre se fait d’or
Protégeons la fractale et évitons l’autodafé
Qu’en dirait la muse des maths qu’en dirait le chiffre ?
Qu’en dirait la fée des nombres jugés relatifs ?
Qu’en dirait Fibonacci ?
Tentons l’invariance tentons l’immobilité
Dans la langueur glaciale d’une équation polaire
Tentons de mesurer la longueur de l’univers
Franchissons la limite, mais évitons l’autodafé
Pourtant je vois la forme dans les volutes de fumée
Le vent fait son office et le ciel s’irise
En des solutions chaudes en des solutions grises
Détruisons le monde et ses rites, mais évitons de tout brûler
J’entrevois la lumière entre les pages carbonisées
Entre les braises armées, j’entends le notre père
Evitons la prière, les anges m’exaspèrent
Evitons la prière évitons l’autodafé
Qu’en dirait la fée des maths qu’en dirait le chiffre ?
Qu’en dirait la muse des nombres jugée relative ?
Qu’en dirait Fibonacci ?
Qu'en dirait-il ?
| Phi c'est | |
| Compositions musicale et textes | Stéphane Paccaud |
| Musiciens | Xavier Agnès, Laurent Geslin, Stéphane Paccaud, Fabrizio Stocco |
| Mise en scène | Jeanne Durussel |